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Une mémoire institutionnelle. Le Livre d’or de la faculté de droit de Toulouse

Dès le début d’une guerre que l’on imaginait rapidement victorieuse, les pertes en vie humaines se sont avérées immenses et, pour en tenir à jour la comptabilité, l’on n’attendra pas la loi du 25 octobre 1919 «  relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre  » prévoyant la constitution d’un Livre d’or qui devait recenser les noms des fils de chaque commune ayant pris part au conflit. Pour des raisons financières d’ailleurs, les 120 volumes prévus ne verront pas le jour. Comme bien d’autres institutions, la faculté de droit de Toulouse prend rapidement l’initiative de dresser la liste «  glorieuse et funèbre  » de ses étudiants tués au combat et, le 2 décembre 1918, le doyen Maurice Hauriou pourra annoncer àpour lire la suite…

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Des monuments aux morts à la faculté de droit de Toulouse

«  Et puis honneur à nos grands morts qui nous ont fait cette victoire  !  » Georges Clemenceau, Chambre des députés, 11 novembre 1918 Les hommes vivent. Ils meurent aussi, parfois très jeunes et avant leur heure. Memento mori  ! Souviens-toi de la mort répétaient les anciennes sociétés. Nos vieux maîtres aimaient citer le latin – les autorités et les philosophes de notre Antiquité. La mort est inéluctable, mais semble loin devant nous. Or dans la chaleur d’août 1914, la guerre déclarée, la mort ne rôde pas. Elle est présente, partout, souvent, pour ceux qui sont partis aux frontières défendre le pays. Comme le prévoient les dispositions de l’État-Major depuis le printemps 1914, le plan XVII est entré en vigueur. C’est lui qui va être mis en œuvre au moment de lapour lire la suite…

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Histoires d’étudiants bordelais «  morts pour la France  »

Le déclenchement de la guerre à l’été 1914 amène tous les États européens à solliciter le plus grand sacrifice de la part de leur population masculine valide. Ainsi la France sollicitera la plupart de ses citoyens de vingt ans, voire même de dix-neuf ans à la quarantaine passée, à rejoindre les rangs de l’armée active. Même si les étudiants apparaissent comme une minorité, leur départ au front marque les esprits. Ils incarnent en effet à eux seuls la jeunesse, car les étudiants sont le seul groupe social composé presque exclusivement de jeunes. Dès lors les facultés concentrent ce que l’on pourrait appeler «  la jeunesse de France  », scrutée notamment par les journalistes. En province, les populations estudiantines sont beaucoup moins importantes qu’à Paris. Néanmoins elles nepour lire la suite…