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Construire

14 août 20189 novembre 2018 Des facultés sur le front du droitConstruire La participation des juristes français à la conférence de la Paix de 1919 Dès la fin du conflit, les vainqueurs de la Première Guerre mondiale avaient souhaité donner une coloration juridique nouvelle à l’Europe qui devait apparaître sur les décombres des empires déchus. Clemenceau avait ainsi parlé de la création d’une «  Europe de droit  » qui devait être l’objectif ultime des Alliés au moment où ils allaient négocier la paix. Dans cette optique, les Alliés ont dû avoir recours à des juristes, en particulier à des spécialistes du droit international dont les avis techniques ont été régulièrement sollicités aux fins d’expertise. Nous entendrons par juristes ceux qui par leur formation connaissent le droit, etpour lire la suite…

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Des monuments aux morts à la faculté de droit de Toulouse

« Et puis honneur à nos grands morts qui nous ont fait cette victoire ! » Georges Clemenceau, Chambre des députés, 11 novembre 1918 Les hommes vivent. Ils meurent aussi, parfois très jeunes et avant leur heure. Memento mori ! Souviens-toi de la mort répétaient les anciennes sociétés. Nos vieux maîtres aimaient citer le latin – les autorités et les philosophes de notre Antiquité. La mort est inéluctable, mais semble loin devant nous. Or dans la chaleur d’août 1914, la guerre déclarée, la mort ne rôde pas. Elle est présente, partout, souvent, pour ceux qui sont partis aux frontières défendre le pays. Comme le prévoient les dispositions de l’État-Major depuis le printemps 1914, le plan XVII est entré en vigueur. C’est lui qui va être mis en œuvre au moment de lapour lire la suite…

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Littératures juridiques en guerre

27 juillet 20188 novembre 2018 Des facultés sur le front du droitLittératures juridiques en guerre La faculté de droit de Paris au service de la guerre pour le droit La Première Guerre mondiale constitue un moment charnière pour la faculté de droit de Paris. Plus importante faculté de droit en France, elle doit rapidement composer avec une situation exceptionnelle qui la prive d’une partie de ses étudiants et de ses professeurs. Sous l’impulsion de son doyen, Ferdinand Larnaude, la faculté est mise au service de la guerre de la France contre l’Allemagne, lutte intellectuelle du droit contre la force qui enrôle les professeurs comme les étudiants. Mettre en guerre la faculté de droit de Paris  : les transformations de l’enseignement L’annonce de la déclaration de guerrepour lire la suite…

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La guerre des juristes

19 juillet 20184 novembre 2021 Des facultés sur le front du droitLa guerre des juristes La faculté de droit de Paris dénonce la violation du droit des gens par l’Allemagne Dès le début de la Grande Guerre, les professeurs de la faculté de droit de Paris ont dénoncé la «  violation de tous les principes  » du droit des gens par les Allemands, notamment l’atteinte portée à la neutralité de la Belgique qui était garantie par des traités auxquels avait souscrit la Prusse. Le chancelier Bethmann-Hollweg, «  descendant d’un des professeurs de droit les plus connus de l’Allemagne  » (Moritz Bethmann-Hollweg, un des disciples de Savigny) n’avait-il pas dit que «  les traités ne sont que des chiffons de papier  »  ? Cette «  parole impie  » fut rappelée par le doyen Larnaude lorspour lire la suite…

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La neutralité interrogée

11 juillet 20189 novembre 2018 Des facultés sur le front du droitLa neutralité interrogée «  Les Allemands, ces barbares  »  : coup d’œil sur l’opinion de certains juristes Le parti pris ici est celui de jeter quelque lumière sur les juristes qui, durant la Première Guerre mondiale, ont relayé un discours hostile à l’Allemagne articulé autour de l’idée que les Allemands sont barbares. Il n’est pas question de prétendre que ce fut le cas de tous les juristes, loin s’en faut. Mais parmi ces professeurs, avocats, magistrats, certains s’éloignent d’une analyse juridique pour verser dans l’anathème morale. Il n’est pas davantage question d’avancer qu’il s’agit d’une spécificité des juristes. Bien au contraire, on trouve dans maints écrits d’historiens, philosophes, sociologues cette idée que l’ennemi germanique est sauvage etpour lire la suite…

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Portraits de professeurs

1 juillet 20184 novembre 2021 Des facultés sur le front du droitPortraits de professeurs Louis Renault  : légitimer le droit international en France Ce fils de libraire né en 1843 fait son droit à Paris et sort diplômé en 1861. Professeur de droit romain et de droit commercial à l’université de Dijon (ce dernier domaine étant aussi celui de son collègue Charles Lyon-Caen, également né en 1843, et avec lequel il co-rédigera un livre), il supplée Charles Giraud pour le cours de droit des gens à la faculté de Paris, avant de lui succéder, en 1888. Il enseigne aussi à la nouvelle École libre des sciences politiques, qui fut un vivier pour les internationalistes français. Jurisconsulte au Quai d’Orsay dès 1890, représentant de la France auxpour lire la suite…

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Parcours d’étudiants

19 juin 20189 novembre 2018 Des facultés sur le front du droitParcours d’étudiants Les étudiants en droit dans la Grande Guerre Les étudiants en droit de la faculté de Paris font partie au xixe siècle des classes moyennes ou supérieures et sans surprise un cinquième a un père exerçant une profession juridique (juge, avocat, notaire, etc.)  ; 40  % sont fils de propriétaires ou de rentiers, 13  % de commerçants, de marchands ou de fabricants, 11  % de fonctionnaires, 4  % de médecins ou de pharmaciens et 3,5  % d’enseignants. Plus que leurs camarades inscrits en médecine, lettres ou sciences, ces étudiants sont originaires de Paris et du département de la Seine (22  %), et non d’une ville de province, ce qui est un indice d’aisance matérielle. Enfin, alors qu’à la fin dupour lire la suite…

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Des institutions face à l’Histoire

7 juin 20184 novembre 2021 Des facultés sur le front du droitDes institutions face à l’Histoire La guerre dans le quotidien de la faculté de droit de Toulouse Le 9 juin 1929, à l’occasion de la commémoration du 700e anniversaire de la fondation de l’université de Toulouse, l’historien du droit Joseph Declareuil (1863-1938) retrace l’histoire de l’institution. Il évoque alors «  vingt générations de maîtres et de disciples [qui] ont successivement apparu, pensé, agi, bataillé pour acquérir le savoir, puis se sont évanouies sous le voile des temps qui ont fui  » et propose de «  cueillir quelques leçons de ce grand passé  ». Déroulant le long fil de l’histoire du Studium Tolosanum, il s’attarde peu sur la faculté de droit à la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle.pour lire la suite…

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Des institutions et leur histoire

1 juin 201815 novembre 2018 Des facultés sur le front du droitDes institutions et leur histoire Toulouse et Paris  : deux Facultés de droit liées et concurrentes Paris et Toulouse sont les deux plus grandes facultés de droit françaises. Tout au long du xixe siècle, elles dominent le paysage académique de l’Hexagone, notamment par leur attractivité, le nombre de leurs étudiants inscrits et des diplômes délivrés. Elles partagent avec les autres facultés juridiques (une dizaine sur le territoire national) crées par Napoléon, à partir de 1804, une même vocation professionnalisante  : elles organisent des examens et délivrent prioritairement les titres nécessaires à l’accès aux professions juridiques et judiciaires (magistrats, avocats, professeurs, etc.) pour les enfants des classes les plus favorisées.  Partout, l’enseignement est centré sur le droit civil,pour lire la suite…